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Un programme national d'enseignement existe mais il suffit
d'observer
et d'écouter ce qui se passe pour comprendre qu'il est
inapplicable ici même d'après les changements apportés aux
livres, c'est encore plus compliqué qu'avant.
Comment donner des cours de sport en plein milieu des montagnes,
alors qu'aucun élève n'a la tenue adéquate,
mais seulement des lambeaux de sandales ou de bottes, et
qu'ils viennent de parcourir des kilomètres pour venir et
qu'ils en ont autant à faire 4 fois par jour pour rentrer
chez eux ?
Comment leur donner un enseignement artistique quand aucun d'eux
n'a les moyens de s'acheter un cahier
? Comment leur enseigner la géographie et l'histoire quand
aucun d'eux n'a jamais vu une route goudronnée, un bus, un
train, une carte, un journal et qu'ils ne soupçonnent même
pas l'existence d'autres continents ? Comment leur parler de science
alors que l'électricité n'est qu'un rêve
et qu'ils vivent à la lueur d'une bougie?
Reste
le minimum, apprendre à lire et à écrire.
Mais là aussi un problème de taille se pose : ces
villages sont berbères et les enfants ne parlent pas l'arabe
dialectale. Ils doivent donc apprendre à lire et à
écrire une langue qu'ils ne parlent pas et qu'ils n'utilisent
pas. Dès la seconde année de l'école
primaire, alors qu'ils ne maîtrisent toujours pas l'arabe
classique, ils doivent commencer à apprendre le français.
Dans la classe, les premières années partagent les
bancs des deuxièmes années. L'instituteur doit jongler
au quotidien avec tous ces problèmes.
Suite . . .
Nous avons encore besoin d'aide! Si vous aussi vous désirez aider ces enfants, n'hésitez pas à nous contacter par email.
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